Dimanche 10 juin 2007
7
10
/06
/Juin
/2007
20:32
Le jeudi 7 juin dernier nous avons étudié avec Alexis, notre professeur d’œnologie, un terroir, celui de la Bourgogne et notamment au travers de ses vins blancs. Le cépage est le Chardonnay.
Comme d’habitude, la séance commence par le jeu de la détection des arômes. Alexis en a sélectionné 4 :
- L’abricot, facile à deviner.
- L’ananas, étrange car la plupart d’entre nous y ont vu du café sucré ou du caramel…
- Le citron, assez facile à deviner aussi.
- La pomme verte, qui en fait a plutôt des notes florales.
Le Chardonnay donc est un cépage blanc de la famille des pinots. C’est le cépage vedette de la Bougogne. L’acidité et l’alcool potentiel sont caractéristiques de ce cépages qui donne de fait des vins puissants chaleureux.
Le premier vin de la dégustation est un Chablis 2005 de Denis Pommier qui est l’un des meilleurs producteurs de Chablis. Dans le Chablis, on distingue 4 appellations :
- Le Petit Chablis le plus au nord.
- Le Chablis, sur sol calcaire Kimméridgien formé pour une bonne part de calcaire de coquilles d’huîtres.
- Le Chablis Premier Cru, élevé sur la côte nord du Serein ou autour des Grands Crus.
- Le Chablis Grand Cru, élevé sur la côte sud du Serein.
Le Chablis est donc une région au nord de la Bourgogne d’ou certaine fraîcheur. On note aussi le côté minéral, la craie due au sol calcaire ainsi que l’acidité et le citron dus à un élevage au nord du terroir. Au second nez, on détecte un léger arôme floral.
Le deuxième vin est un Chablis Premier Cru 2004 Fourchaume toujours de Denis Pommier. On y retrouve les mêmes caractéristiques que le premier vin mais plus développées. On note en particulier plus de minéralité ainsi qu’une note iodée.
En synthèse, le Chablis se caractérise par une acidité liée au climat, des arômes de citron révélés par le climat ainsi qu’une note minéral et de craie données par le terroir.
Nous descendons un peu au sud pour le troisième vin avec un Haute Côte de Beaune 2005. Plus chaleureux et complexe que le Chablis, on découvre un peu plus d’arôme de miel. De plus la technique d’élevage Bio fait ressortir le terroir et une note d’infusion.
Encore un peu plus au sud avec un Macon Chaintret Vielle Vigne 2004 Domaine Valette. Nous quittons ici le sol calcaire pour un sol de granit qui apporte une pointe d’amertume. Avec toujours une forte note de minéralité et un côté chaleureux, on découvre des arômes d’agrumes murs. Contrairement au lieu commun des vins blanc de Bourgogne, ce cru ne développe aucun arôme de vanille.
Le cinquième vin est un Santenay Le Clos de Malte 2001 de Louis Jadot. Elevé au sud de la côte de Beaune, en plein sud, on découvre ici un vin très agréable aux arômes de fruits confits. Le miel y est beaucoup plus développé. En bouche, on découvre des arômes d’abricot. Enfin, cette fois, l’arôme de vanille y est présent notamment en raison de l’élevage en fût de chêne.
Nous terminons notre découverte de la Bourgogne avec une star, un Puligny Montrachet Premier Cru Domaine La Garenne 2000. On reste sur un vin fruité et avec une note vanillée plus prononcée.
Commentaires